Plusieurs heures. Ils peuvent venir d'un seul jet, mais je travaille sur plusieurs à la fois en même temps. Aussi la réalisation peut prendre plusieurs jours et parfois même quelques années. Je suis un impulsif-compulsif, aussi je reviens beaucoup sur le même et sur d'autres en même temsp; ce qui dans mon esprit est un peu la même chose. Cela dit certains sont fait extrêmement vite. Mais la spontanéité demande du travail. Ça tombe bien pour un obsessionnel, non…
Ça va ? Vous êtes toujours là ?
Coonaissez vous l'histoire du peintre chinois (enfin l'une de ces histoires) ?
L'autre jour j'ai repeint un truc particulièrement laid que j'avais du commettre, il y a deux ans. Le plus marrant, c'est que maintenant, à mon avis, c'est pas mal et que cela produit quelque chose qui me serait bien souvent impossible de faire en une seule fois. De l'auto-recyclage artistique, quoi. Ah ! oui. Le Chinois. En fait, c'est une des nombreuse histoires se rapportant aux peintres de l'ancienne Chine. La voilà : Un jour, l'Empereur fait appeler le plus grand peintre du royaume dont la renommée est parvenue jusqu'à lui. C'est un vieil homme qui vit un peu en ermite (Ah ! ces artistes, tous les mêmes…. Enfin, le peintre est reçu par l'Empereur. Ce dernier lui demande alors de lui peindre la plus belle œuvre dont il soit capable. Bien que pas vraiment emballé, le peintre ne peut refuser. Faut dire que c’est difficle de dire « non » à un Empereur. Éh ! oui, je suis désolé de vous l'apprendre, mais ça ne rigolait pas tous les jours à la cour des Ming… Le temps passe… Un jour, l'Empereur fait mander le peintre pour savoir où en est sa commande (oui, un Empereur « fait mander », tout le monde sait ça). Le vieux peintre est bien obligé de rappliquer, même s'il n'est pas enchanté de ce nouveau rendez-vous avec le Fils du ciel. « Alors, où en est ma peinture ? », lui fait dire d'un ton tranchant l'Empereur (Il faut savoir que l'Empereur ne s'adresse jamais directement à ces sujets. C'est un dieu, et son job à lui, un sacré job justement, c'est de maintenir l'Harmonie cosmique pour le plus grand bienfait de ses millions de sujets. Et, vous pouvez me croire, maintenir l'Harmonie cosmique, c'est coton et, en plus, c'est un full-time job…. Bon, revenons à notre histoire. Le peintre dit (lui non plus ne peut s'adresser directement au Fils du ciel. C'est d'un compliqué le protocole Ming, pleins de vétilles, de trucs pas croyables, de chinoiseries quoi. Imaginez la même chose avec le roi des Belges, par exemple…, donc le peintre réond qu'il n'a rien fait. Que dalle. Nib de nib. Que tchi (tchi est un mot chinois qui veut dire : rien du tout). À cet instant précis, on pouvait entendre passer un ange (chinois. Les anges chinois ne passent eux aussi, mais pas trop vite parce qu’ils sont bridés comme nos scooter d'aujourd'hui). Certains dans l'assistance sentaient par anticipation le glacial et délicat acier de la hache du bourreau impérial leur chatouiller déjà la pomme d'Adam… Bref, la réonse du vieux peintre (appelons-le Ra-Ping), sa réonse jette comme un froid sur la cour impériale. « Mais, s'empresse d'ajouter le peintre, je vais vous en faire une sur le champ. No prob' M’sieur l'Empereur. » Aussitôt dit, aussitôt fait. On apporte illico à Ra-Ping tout ce qu'il faut pour s'exécuter (si j'ose employer cette expression de ce contexte si particulier). Le bazar habituel quoi: pinceaux, encre, papier, etc. Ra-Ping (Ah ! oui, j'ai oublié de préciser que ses amis le surnommaient « Pong ». Ces amis étaient de vrais boute-en-train. si vous aviez pu les connaître. Mais ceci est une autre histoire…, donc Ra-Ping se met au boulot parce que l'Empereur commençait à avoir les boules grave. Tout autour, les courtisans observaient avec une anxiété croissante et des sueurs boréales sur l’échine, les ongles impériaux et infiniment longs tapoter crescendo l'impérial accoudoir de l’impérial trône. À ce propos d’ailleurs, un bon conseil : si, à l'occasion, vous voyez un Empereur tapoter de ses ongles son accoudoir (ça peut être autre chose qu’un accoudoir, disons une table, un sous-main, son menton…, méfiez-vous et abrégez autant que faire se peut la rencontre avant qu'il ne soit trop tard. Un bon conseil, ça sert toujours et ça ne coûte pas cher, n'est-ce pas ? Pendant ce temps, un peu à l’écart, le bourreau (pas le méchant bougre dans le fond. Non ! le brave type qui qui aime bien son boulot), glissait un doigt de connaisseur sur le fil acéré de son instrument de travail et néanmoins tranchant. Chose notable : il arborait aussi un sourire non dénué de cruauté comme bien l'on pense (mais, c'est bien connu, les Chinois ont souvent le sourire cruel). entre parenthèses, ce bourreau a malheureusement connu un fin bien pitoyable. En fait, on ne l'a appris que plus tard, ce brave homme un peu simple sans doute, en était venu à s'adonner au pire des vices : la boisson qu'il ingurgitait en quantités non négligeables mais, comme il se doit pour un employé modèle, en dehors des heures ouvrées. Tout au moins au début… Aussi, au fil du temps, sa main se fit moins sûre et, fatalement il perdit son emploi qui était tout ou presque pour lui. Il sombra alors lamentablement dans le plus profond désespoir et tenta de suicider avec, c'était pas si bête, ce qu'il avait sous la main : c'est-à-dire son instrument de travail qu’il chérissait par dessus tout et qu’il entretenait avec le soin et l’affection d’une mère pour son enfant. Les bourreaux ont aussi un cœur, sachez-le. Hélas ! l’alcool de riz avait accompli son œuvre funeste, et notre bourreau, trop sensible sans doute, dut s’y reprendre à trois fois avant de réussir à se trancher lui-même la tête. On ne dira jamais assez les méfaits de l’alcool de riz. Où en étais-je ? Ah! oui… Bref, le peintre, après avoir hésité longuement, et choisit avec soin un pinceau, préare son encre et, enfin, trace en une seconde un trait sur le papier que tenait devant lui deux eunuques impériaux spécialement commis pour la chose. « Voilà ! » conclut le peintre. Assez laconiquement,non ? Le trait était très beau, splendide, fulgurant, divin, unique… Mais, bon, ce n'était qu'un trait, après tout… « Tu te fous de ma gueule ! », s'emporte le Fils du ciel. Enfin, il n'a pas du dire exactement cela, mais mon traducteur automatique chinois-français a des ratés ces temps-ci. « Quoi ! une seconde pour faire ce… cette… cette peinture ! Tu te moques de moi, Ra-Ping ! Je vais te la faire couper et fissa même ! » (la tête bien sûr. parce que les eunuques, l'Enpereur ne savit plus quoi en faire. c'est bien simple il y en avait tellement dans le palais et le harem impérial qu'on aurait pu croire qu'ils avaient finalement réussi à resoudre le délicat et cependant commode problème de la reproduction par cissiparité chère aux amibes). Quand il était très en colère, l'Empereur pouvait se laisser aller à quelques familiarités bien excusables, ma foi. « Monsieur l'Empereur, réond du tac au tac le peintre (les Chinois, vou l'avez peut-être déjà remarqué sont des spécialistes du tac au tac. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils font merveille au ping-pong et au ma-jong), une seconde certes, poursuit Ra-ping, mais une secondes plus 60 ans… » Il paraît que l'Empereur en est resté comme deux ronds de flan (au litchees évidemment, l'action se passant en Chine), et son impérial fondement sur son trône. Quant au bourreau, il grimaçait à faire peur et essuya furtivement une larme…
Bon, là, c'est la version courte de l'anecdote, directement traduite du mandarin de l’éoque Ming. Mais, j'ai aussi la version longue avec moult descriptions psychologiques et autres, pour les amateurs de chinoiseries bien sûr.
Picasso avait lui aussi, l'habitude de réondre, quand un béotien disait que son mioche pouvait faire pareil : « oui un gosse de 70 ans… ». Je cite de mémoire. Il a aussi dit: « J'ai passé toute ma vie à essayer de dessiner comme un enfant… ».
Quant à Molière, il a écrit (dans Le Bourgeois gentilhomme, je crois) : « Le temps ne fait rien à l'affaire. »
Sur ce, je vais faire vérifier mon traducteur automatique : depuis quelques jours, il fait un drôle de bruit…
Oups.....je n'ai jamais reçu un commentaire aussi long..... J'ai du le relire 2,5 fois pour être certaine de bien tout comprendre....
L'auto-recyclage....oui c'est une bonne idée ça... Mais alors, quand sait-on qu'une oeuvre est bien terminée??? on n'est jamais sur de rien au bout du compte...
sans blague? Désolé, j'ai fait de mon mieux… J'espère que vous allez bien malgré tout… Mais, à décharge, les emoti(vraiment)cons - ces verrues -ne sont pas de moi… je crois que ça déend des lettres que l'on ale malheur de taper à la suite. Tout le monde recycle. Chacun à son niveau, bien sûr… rand ou petit. Sans parler du recyclage « externe». L'histoire de l'art est un vaste chantier de recilage captivant : David l'Antique, Ingres David et Rapjhaël, etc… etc.
L'important dans ce dernier cas est de faire sienne la phrase de Picasso : « Je ne prends, je vole »
Devious Comments
--
Je fais de mon mieux pour faire pire.
Ça va ? Vous êtes toujours là ?
Coonaissez vous l'histoire du peintre chinois (enfin l'une de ces histoires) ?
--
Je fais de mon mieux pour faire pire.
J'avais juste fait un petit stop pour aller manger...
On peut se tutoyer non?
L'histoire de quel peintre chinois?
Quelques années....c'est étonnant ça..!
L'autre jour j'ai repeint un truc particulièrement laid que j'avais du commettre, il y a deux ans. Le plus marrant, c'est que maintenant, à mon avis, c'est pas mal et que cela produit quelque chose qui me serait bien souvent impossible de faire en une seule fois. De l'auto-recyclage artistique, quoi.
Ah ! oui. Le Chinois.
En fait, c'est une des nombreuse histoires se rapportant aux peintres de l'ancienne Chine. La voilà :
Un jour, l'Empereur fait appeler le plus grand peintre du royaume dont la renommée est parvenue jusqu'à lui. C'est un vieil homme qui vit un peu en ermite (Ah ! ces artistes, tous les mêmes…
Le temps passe… Un jour, l'Empereur fait mander le peintre pour savoir où en est sa commande (oui, un Empereur « fait mander », tout le monde sait ça). Le vieux peintre est bien obligé de rappliquer, même s'il n'est pas enchanté de ce nouveau rendez-vous avec le Fils du ciel.
« Alors, où en est ma peinture ? », lui fait dire d'un ton tranchant l'Empereur (Il faut savoir que l'Empereur ne s'adresse jamais directement à ces sujets. C'est un dieu, et son job à lui, un sacré job justement, c'est de maintenir l'Harmonie cosmique pour le plus grand bienfait de ses millions de sujets. Et, vous pouvez me croire, maintenir l'Harmonie cosmique, c'est coton et, en plus, c'est un full-time job…
Bon, revenons à notre histoire.
Le peintre dit (lui non plus ne peut s'adresser directement au Fils du ciel. C'est d'un compliqué le protocole Ming, pleins de vétilles, de trucs pas croyables, de chinoiseries quoi. Imaginez la même chose avec le roi des Belges, par exemple…
À cet instant précis, on pouvait entendre passer un ange (chinois. Les anges chinois ne passent eux aussi, mais pas trop vite parce qu’ils sont bridés comme nos scooter d'aujourd'hui). Certains dans l'assistance sentaient par anticipation le glacial et délicat acier de la hache du bourreau impérial leur chatouiller déjà la pomme d'Adam…
Bref, la ré
« Mais, s'empresse d'ajouter le peintre, je vais vous en faire une sur le champ. No prob' M’sieur l'Empereur. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. On apporte illico à Ra-Ping tout ce qu'il faut pour s'exécuter (si j'ose employer cette expression de ce contexte si particulier). Le bazar habituel quoi: pinceaux, encre, papier, etc.
Ra-Ping (Ah ! oui, j'ai oublié de préciser que ses amis le surnommaient « Pong ». Ces amis étaient de vrais boute-en-train. si vous aviez pu les connaître. Mais ceci est une autre histoire…
Pendant ce temps, un peu à l’écart, le bourreau (pas le méchant bougre dans le fond. Non ! le brave type qui qui aime bien son boulot), glissait un doigt de connaisseur sur le fil acéré de son instrument de travail et néanmoins tranchant. Chose notable : il arborait aussi un sourire non dénué de cruauté comme bien l'on pense (mais, c'est bien connu, les Chinois ont souvent le sourire cruel). entre parenthèses, ce bourreau a malheureusement connu un fin bien pitoyable. En fait, on ne l'a appris que plus tard, ce brave homme un peu simple sans doute, en était venu à s'adonner au pire des vices : la boisson qu'il ingurgitait en quantités non négligeables mais, comme il se doit pour un employé modèle, en dehors des heures ouvrées. Tout au moins au début… Aussi, au fil du temps, sa main se fit moins sûre et, fatalement il perdit son emploi qui était tout ou presque pour lui. Il sombra alors lamentablement dans le plus profond désespoir et tenta de suicider avec, c'était pas si bête, ce qu'il avait sous la main : c'est-à-dire son instrument de travail qu’il chérissait par dessus tout et qu’il entretenait avec le soin et l’affection d’une mère pour son enfant. Les bourreaux ont aussi un cœur, sachez-le. Hélas ! l’alcool de riz avait accompli son œuvre funeste, et notre bourreau, trop sensible sans doute, dut s’y reprendre à trois fois avant de réussir à se trancher lui-même la tête. On ne dira jamais assez les méfaits de l’alcool de riz.
Où en étais-je ? Ah! oui…
Bref, le peintre, après avoir hésité longuement, et choisit avec soin un pinceau, pré
« Voilà ! » conclut le peintre. Assez laconiquement,non ?
Le trait était très beau, splendide, fulgurant, divin, unique… Mais, bon, ce n'était qu'un trait, après tout…
« Tu te fous de ma gueule ! », s'emporte le Fils du ciel. Enfin, il n'a pas du dire exactement cela, mais mon traducteur automatique chinois-français a des ratés ces temps-ci.
« Quoi ! une seconde pour faire ce… cette… cette peinture ! Tu te moques de moi, Ra-Ping ! Je vais te la faire couper et fissa même ! » (la tête bien sûr. parce que les eunuques, l'Enpereur ne savit plus quoi en faire. c'est bien simple il y en avait tellement dans le palais et le harem impérial qu'on aurait pu croire qu'ils avaient finalement réussi à resoudre le délicat et cependant commode problème de la reproduction par cissiparité chère aux amibes). Quand il était très en colère, l'Empereur pouvait se laisser aller à quelques familiarités bien excusables, ma foi.
« Monsieur l'Empereur, ré
Il paraît que l'Empereur en est resté comme deux ronds de flan (au litchees évidemment, l'action se passant en Chine), et son impérial fondement sur son trône. Quant au bourreau, il grimaçait à faire peur et essuya furtivement une larme…
Bon, là, c'est la version courte de l'anecdote, directement traduite du mandarin de l’é
Picasso avait lui aussi, l'habitude de ré
Il a aussi dit: « J'ai passé toute ma vie à essayer de dessiner comme un enfant… ».
Quant à Molière, il a écrit (dans Le Bourgeois gentilhomme, je crois) : « Le temps ne fait rien à l'affaire. »
Sur ce, je vais faire vérifier mon traducteur automatique : depuis quelques jours, il fait un drôle de bruit…
--
Je fais de mon mieux pour faire pire.
J'ai du le relire 2,5 fois pour être certaine de bien tout comprendre....
L'auto-recyclage....oui c'est une bonne idée ça...
Mais alors, quand sait-on qu'une oeuvre est bien terminée??? on n'est jamais sur de rien au bout du compte...
Mais, à décharge, les emoti(vraiment)cons - ces verrues -ne sont pas de moi… je crois que ça dé
Tout le monde recycle. Chacun à son niveau, bien sûr… rand ou petit.
Sans parler du recyclage « externe». L'histoire de l'art est un vaste chantier de recilage captivant : David l'Antique, Ingres David et Rapjhaël, etc… etc.
L'important dans ce dernier cas est de faire sienne la phrase de Picasso : « Je ne prends, je vole »
Bonne nuit quand même
--
Je fais de mon mieux pour faire pire.
Previous PageNext Page